Contrairement à des rites diffusés très largement, le Régime Écossais Rectifié est resté, depuis sa création, un système pratiqué par un nombre restreint de loges. Cette discrétion n'a pas empêché sa transmission continue jusqu'à aujourd'hui, principalement en Europe francophone.
Un ancrage historique en France et en Suisse
La France et la Suisse demeurent les foyers historiques du Régime, sans surprise puisque c'est à Lyon qu'il a été formalisé. Plusieurs obédiences maçonniques françaises comportent en leur sein des loges pratiquant le Rite Écossais Rectifié, aux côtés d'autres rites. Le Grand Prieuré des Gaules, qui administre l'Ordre Intérieur en France, joue un rôle central dans la coordination de cette pratique.
Une diffusion plus large mais mesurée
Au XXe siècle, le Régime a connu une diffusion au-delà de son berceau francophone initial, avec des loges pratiquant le Rite dans plusieurs pays européens et, dans une moindre mesure, sur d'autres continents. Cette expansion reste toutefois mesurée comparée à des rites diffusés à l'échelle mondiale comme le Rite Écossais Ancien et Accepté, avec lequel il ne faut pas le confondre malgré la proximité des noms.
La rareté du Régime n'est pas un accident de son histoire : elle correspond à un choix de discrétion assumé depuis Willermoz lui-même.
Une pratique qui reste sélective
L'accès à l'Ordre Intérieur du Régime, en particulier, demeure sélectif, réservé aux maçons ayant démontré un engagement durable dans l'Ordre Extérieur. Cette exigence, loin d'être un frein, est généralement présentée par les pratiquants du Régime comme une garantie de cohérence : mieux vaut un petit nombre de loges fidèles à l'esprit du Régime qu'une diffusion large mais diluée.
Pour resituer cette pratique actuelle dans son histoire, voir nos articles sur la naissance du Régime et sur sa filiation discutée avec la Stricte Observance Templière.